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© 2019 Par FONDASYON FELICITEE . Créé Par  Vladimir Occeus

JEAN-JACQUES DESSALINES 
  • Jean-Jacques Dessalines est né le 20 septembre 1758.  Il grandit dans l’esclavage sur une multitude de plantations.  Agbaraya Tòya, une officière de l’armée dahoméenne, aussi prisonnière du système esclavagiste chrétien établi par les Européens, pris la responsabilité de veiller et de former le jeune homme.  Elle lui enseigna l’histoire des grands dirigeants du Dahomey, les rudiments de certaines langues afrikaines, l’initia, très jeune, aux arts martiaux afrikains.  Il acquit sa liberté grâce à un charpentier, Noir libre, Jean-Baptiste Dessalines, qui l’acheta de la plantation Duclos et lui rendit sa liberté.  Il choisit le nom Jean-Jacques Dessalines en reconnaissance à son bienfaiteur. Septembre 1791, le soldat JJD, par ses hauts faits militaires, est rapidement promu caporal dans l’armée dirigée par Jean-François Papillon et Georges Biassou.

  • Octobre 1791, JJD est promu lieutenant par Jean-François Papillon. 

  • Août 1792, JJD est promu capitaine par le général Toussaint Louverture.

  • 25 Juin 1794, de retour dans l’armée française sous les ordres du Général Louverture.

  • 30 Décembre 1794, la bataille décisive où deux anciens esclaves, Louverture et Papillon s’affrontent en représentant deux colonies : France/Espagne.  Le lieutenant-colonel Jean-Jacques Dessalines sous les ordres du général Louverture défend le poste d’Itis, à travers Pignon. 

  • Juin 1795, le général Louverture réorganisa l’armée et confia le quatrième régiment au commandant de Saint-Michel, le colonel Jean-Jacques Dessalines. 

  • 20 mars 1796, un coup d’état inter colonial, connu sous le code ‘Affaire Villate’ dans les manuels d’histoire de la colonie se déroula.  Les putschistes durent obtempérer.  Au lieu d’être anéanti, Louverture fut sauvé par la créativité et la puissance dessaliniennes, il fut nommé général de brigade le 1e avril 1796.

  • Le colonel Jean-Jacques Dessalines avait forgé une expertise, celle de combattre avec des effectifs moins importants que ceux de l’ennemi.  Ce fut le cas durant la campagne contre les Anglais. 

     « Durant cette lutte les Anglais affichaientt un effectif de plus de 25000 hommes dans le canton de            l’Artibonite.  En une semaine Dessalines, avec 12,000 soldats appuyés par Christophe Mornet, enleva        près de sept camps aux Anglais et incendia la majorité des propriétés. »[1]

  • 27 mars 1798, arrivée d’une nouvelle commission dirigée par le général Gabriel M. T. Joseph Hédouville.    « Toussaint irrité par les outrances de l’agent français, ordonna à Dessalines de l’arrêter. »[2] 

     En excellent soldat, le colonel Dessalines se mit immédiatement à la tâche.  Sitôt qu’Hédouville apprit      que JJD était dans la ville du Cap, étant donné qu’il n’a pu imaginer aucune autre issue et que sa                sécurité personnelle primait, il se réfugiât sur des bateaux avec une suite d’un millier de colons blancs,       mulâtres et noirs, puis s’embarquèrent pour la France

  • 1799 Jean-Jacques Dessalines est nommé général de brigade.

  • 1800 une année où le général de brigade Jean-Jacques Dessalines se couvrit de gloires en remportant Jacmel, Petit-Goâve, Miragoâne et Anse-à-Veau… des victoires, sans arrêt des victoires partout !  JJD est nommé Général Divisionnaire et Gouverneur du Sud.

  • 1801, le Divisionnaire et Gouverneur du Sud, Jean-Jacques Dessalines, sous les ordres de Toussaint Louverture, a infligé à l’armée britannique sa plus grande défaite en Amérique, avec la perte de 25 000 troupes britanniques.

  • Février 1802, les troupes dessaliniennes vainqueures dans une bataille contre l’armée française dirigée par le général Brunet, mettent aux arrêts les officiers ennemis.  Vexé, le général Brunet insulte le général Dessalines et le raille dû au fait qu’il y avait quelques drapeaux français dans ses rangs.  Le général Dessalines se fait apporter un drapeau français.  Posant sa main droite sur la rampe et le tissu bleu, sa main gauche sur le tissu blanc, il déchire tranquillement puis jette par terre les tissus blanc et rouge.  Présentant la rampe habillée du tissu bleu au général français il dit d’une voix calme et sourire aux lèvres :

     « Voilà ce que je ferai bientôt de la colonie française !  Elle n’existera plus et les dépouilles de l’armée      seront renvoyées. Enfermez-les ! »[3]

     Immédiatement après cette victoire sur l’armée française, JJD ordonne au Général Etienne Clerveau de      monter une commission pour statuer        sur les couleurs qui représenteront notre nation en devenir.

     

  • 2 mars 1802, JJD envoie les officiers Louis Daure Lamartinière et Etienne Magny inspecter le fort de la Crête-à-Pierrot afin d’examiner ses besoins en réparation.  Des troupes françaises ayant noté la présence d’à peu près 500 soldats au sein du Fort, l’encerclent et avisent le général Rochambeau.  Celui-ci ordonne que son repas soit servi dans une trentaine de minutes puisqu’il se déplaçait pour ‘tuer une mouche’ avec les 12000 troupes qu’il a ordonné d’encercler la zone.

     22 mars 1802, un JJD déguisé par et accompagné de Marie-Jeanne pénètrent dans le Fort et il prononça le discours annonciateur, nous                  engageant de manière indubitable vers l’indépendance de notre île.

 

  • Octobre 1802, JJD réorganise l’armée révolutionnaire qu’il nomme : Armée des Incas.  Il précise pour ses soldats étant donné que nous sommes les ‘fils de Soleil’, aucun humain ne pourrait avoir la victoire finale sur nous, avant que nous ne puissions atteindre notre mission : ‘libérer cette île de l’esclavage’. 

  • 19 janvier 1803, JJD est proclamé Général en Chef de l’armée.

  • 14-18 mai 1803, JJD organise, à Mérotte, tout près de l’Arcahaie, une rencontre des principaux généraux pour clairement établir que l’objectif de cette guerre est l’indépendance.  Pour bien ancrer ce fait dans la tête et le cœur de l’assistance, il leur présente le drapeau Noir et Rouge préparé par la commission dirigée par Catherine Flon.

  • Juin 1803, dans une réunion du haut état-major, le divisionnaire JJD informe qu’il leur faut une bataille finale avec un minimum de 40000 troupes pour gagner la guerre.  Chaque général s’était engagé à y contribuer une quantité de soldats afin d’atteindre ce nombre.  Le rendez-vous est fixé pour le 16 octobre 1803 au Limbé à six heures du matin.

  • Durant les mois d’août et de septembre 1803 notre île a subi toutes sortes d’intempéries.  En dépit des éboulements de terrain, des rivières en crue, des chemins barrés par de gros arbres abattus…  Le 16 octobre dès l’apparition des premières lueurs de Soleil, le divisionnaire, dénombre les troupes et y trouve le compte.  Pourtant certains généraux incontournables, tels Marcadieu et Capois ne sont pas encore sur place.

  • Oct. - Novembre 1803, la marche du Limbé au Nord a été extrêmement difficile, semée d’éboulements, de rivières en crue, de batailles impromptues... 

  • 18 novembre, JJD se positionne sur un rocher, tabatière en mains, immobile comme un cerveau ou un moteur, il ordonne les déplacements des troupes sur l’espace géographique comme un joueur d’échec.  A la fin de la journée, selon l’appréciation du Divisionnaire, tous les généraux se sont montrés extraordinaires.  ‘Ils étaient tous des Dieux’ s’est écrié le principal architecte de la stratégie militaire.  Puis, il poursuit avec une longue liste qui montre combien chacun se dépassait… Nous ne saurions nous abstenir de mentionner combien l’adjudant général Capois Lamort s’est couvert de gloire !  Nous avons noté que le Divisionnaire ne fait aucune comparaison entre ses officiers mais mesure chacun par rapport à ce qu’il avait déjà offert à la lutte pour la Liberté.

  • 29 novembre 1803, JJD proclame l’indépendance nationale de Ayiti/Hayti, dans une ville qu’il se donne d’abord la peine de nommer, Fort Liberté, située au Nord-est de notre pays, Hayti. 

     Attention, en fait, l’entête impérial lit : ‘Hayti, empire de la Liberté’.

  • 1 Janvier 1804, envers et contre tout, le Général Divisionnaire exécute la proclamation universelle de l’Indépendance de notre pays, Hayti.  Un texte qui devrait être enseigné à nos enfants depuis l’école primaire.

      La constitution impériale de 1805, promulguée le 20 mai 1805 stipule en son article 1er :

      « Le peuple habitant l’Île ci-devant appelée Saint-Domingue, convient ici de se former en Etat libre, souverain et indépendant de toute autre         puissance de l’univers, sous le nom d’Empire d’Hayti. »[1] 

      Son article 3 poursuit :

      « Les citoyens Haytiens sont frères chez eux ; l’égalité aux yeux de la loi est incontestablement reconnue, et il ne peut exister d’autres titres,         avantages ou privilèges, que ceux qui résultent nécessairement de la considération et en récompense des services rendus à la liberté et à                 l’indépendance. »[2]         

      Son article14 stipule :

      « Toute acceptation de couleur parmi les enfants d’une seule et même famille, dont le chef de l’Etat est le père, devant nécessairement cesser,       les Haytiens ne seront désormais connus que sous la dénomination générique des noirs. »[3]

      Son article 23 déclare :

      « La couronne est élective et non héréditaire. »[4]

 

      Les trois principales tentatives d’assassinat contre le Fondateur, Jean-Jacques Dessalines eurent lieu les 18 octobre 1804, juillet 1805, 17               octobre 1806 au matin et, un dernier en fin de journée.  Jean-Jacques Dessalines a traversé, [li janbe men li pa fini], assassiné, empoisonné,           découpé… peu importe, Jean-Jacques Dessalines reste plus vivant que tous les héros de notre Indépendance.  [Ale chache konnen ki mò ki           touye Lanperè !]